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1o juillet 2023 : Quelles perspectives pour renforcer l’autonomie protéique ?




En réponse au besoin exprimé par le conseil d'administration et certains adhérents de FILEG, une demi-journée a été organisée à Montauban pour échanger sur les questions des process de transformation et de valorisation des légumineuses à graines dans les filières animales.

Un état des connaissances sur le toastage des graines de légumineuses pour une meilleure valorisation des protéines en production laitière et viande a été réalisé avec l’intervention de Patrick Carré, ingénieur procédés et expert en transformation des graines pour Terres Inovia, Bertrand Deroche, responsable projets bovins viande et Benoit Rouillé, responsable de projets au service Productions Laitières au sein de l’Institut de l'Elevage (idele). 

L’occasion de rappeler que malgré l’intérêt de ces outils pour limiter les facteurs antinutritionnels et la présence de ravageurs, il existe toujours de grandes disparités dans les produits toastés sortants et qu’il est nécessaire de suivre attentivement l’équilibre de température. 

Comment optimiser les rations et éviter de gaspiller ? Comment ajuster au mieux la ration pour ajuster les PDI (protéines digestibles dans l'intestin grêle) ? L’autonomie protéique est à rechercher selon trois pistes : les fourrages, le niveau protéique dans les rations et les concentrés.La transition alimentaire des élevages, avec laquelle valoriser le co-produit d’une graine qui nourrit l’homme, est aussi un défi !

Rappelons que l’autonomie est un moyen au service de la rentabilité économique des #éleveurs. Dès lors, quelle valeur apportée par cette notion d’autonomie ? 

Sur ces questions, Jean-Francois Bodineau, responsable Équipe Élevage - Economie au sein de la Chambre régionale d'Agriculture Grand Est a partagé le retour d’expériences des projets ARPEEGE et PARTAGE, notamment sur leur travail des différences entre coût de production, prix de revient et prix d’équivalence pour faciliter la contractualisation entre éleveurs et céréaliers, et également la réalisation de cartes de potentiel de production par cultures sur leur territoire.

La demi-journée s’est achevée avec les interventions, suivies de débats, de Jean-Luc Besset, spécialiste en nutrition animale chez CADA et Muriel Gineste, sociologue de l’alimentation et des organisations Centre d'Innovation sur l'Alimentation (CISALI) à propos du programme AUPE de FILEG. En prenant l’exemple de l’incorporation d’oléo-protéagineux réalisée pour une exploitation d’élevage de poulets de chair fermier plein air dans l’Aveyron, ils interrogent sur la valeur de cette autonomie protéique et sur le consentement à payer du consommateur pour une Qualité Totale.

Et ce sera tout l’objet de l’étude RDV AuPrÉ (Recherche d'une Définition de la Valeur de l'Autonomie Protéique des Élevages) !

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