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Interview de Guilhem Otende, manager de territoire à Sanders-Euralis et de l'unité de transformation Sojalim

Pourquoi avez-vous rejoint FILEG ? Pour vous, quel est l'intérêt de rejoindre FILEG ?

 

J'ai remplacé Michel Vernet en 2022 et j'ai donc repris naturellement notre implication au sein de FILEG. L'intérêt pour nous est de développer les protéagineux notamment le soja non OGM, développer les surfaces de culture des protéagineux et aussi leur transformation ;

Dans cette optique, nous participons à des animations et réflexions, telles que celles proposées par FILEG ou par ses membres et ainsi nous voyons comment positionner notre outil, ces moments nous permettent de savoir de quoi demain sera fait sur nos filières ; Par exemple, nous avons participé à l’atelier de construction de scénarios prospectifs, à l’horizon 2050, pour le développement des légumineuses à graines dans les systèmes agri-alimentaires en Occitanie, piloté par l’INRAE, dans le cadre du projet MACHICOULIS.

Beaucoup d'acteurs sont impliqués, nous avons la volonté de conserver notre positionnement en local en alimentation humaine et alimentation animale et continuer à jouer un rôle sur la filière au sein de notre grande région, dont l’Occitanie.

 

 

Quel est votre rôle au sein de cette filière Légumineuses à Graines ?

 

Nous sommes fabricant d’aliments du bétail (FAB) à Vic en Bigorre (65), avec une usine d'aliments installée à côté de l'unité de trituration de soja Sojalim. Notre rôle, c'est de pouvoir répondre à des cahiers des charges ruminants tels que porcs ou volailles, ou répondre aux débouchés demandant une alimentation animale non OGM, réduire une importation ;

Nous avons un fort point d'ancrage en région auprès des agriculteurs éleveurs ; ceux-ci se posent aujourd’hui beaucoup de questions sur leur culture et sur quelle diversification choisir ;

Situé au centre de la zone d’élevage sud-ouest, nous triturons du soja via Sojalim pour fournir les aliments en local. Nous proposons un produit riche en protéines et riche en énergie, plus que le soja importé, qui permet aux élevages d’être donc plus performants et plus compétitifs d'un point de vue économique vis-à-vis de la formulation des rations alimentaires.

 



  

Quelles sont vos attentes pour le développement de la filière Légumineuses à Graines en Occitanie ?

 

Nous nous interrogeons sur demain comment diversifier les sources de protéines dans les rations des animaux. Quelle serait alors la place pour une intégration d’autres sources de protéines dans les aliments ? Peut-être que demain l’idée serait de faire vivre toute une filière pour aller jusqu’au bout à l'instar de Sojalim en 100% local.

Mes attentes ? Où pourrais-je me sourcer avec assez de quantités en diversité de protéagineux (pois, féverole, lupin) pour avoir plus de produits français et pour répondre aux cahiers des charges et donc aux exigences des consommateurs, en veillant à la traçabilité. Nous souhaitons faire travailler les alliances locales et le terroir !

Aujourd’hui, cette logistique et l’accès à un certain volume sont compliqués.

 

 

Souhaitez-vous partager une information avec nos lecteurs, si oui laquelle ?

Je voudrais rappeler que pour l’approvisionnement des filières bovins viande, porcs et canards, Sojalim est un outil présent en région, à Vic-en-Bigorre ; il a évolué et il peut encore évoluer. 50 000t de graines sont triturés, 35 000t en non OGM et 15 000t en agriculture biologique.

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